5 bonnes raisons de confier son image à un professionnel

Voici 5 bonnes raisons de confier son image à un professionnel .

Vous n’êtes pas graphiste !

non pas comic sans ms
Sans faire l’apologie du graphisme, je tiens à rappeler qu’être graphiste est un métier à part entière.
Il m’a fallu plus de 5 années d’études et pas moins d’une dizaine d’années
d’expérience pour devenir une graphiste comptétente.
Ne vous offusquez lorsque l’on vous dit que votre logo, fait sous word avec une Comic sans ms, et plein d’images trouvées sur Google autour, n’est pas lisible !
C’est notre métier et notre savoir-faire qui veut ça.
Il ne me viendrait pas à l’esprit de faire le métier d’un plombier, chirurgien ou encore menuisier.
Pensez qu’il en va de même pour le métier de graphiste.

Nous ne sommes pas de simples «dessinateurs».

taf
Je prends l’exemple de la conception d’un logo.
Nous allons réfléchir à une identité qui soit cohérente avec votre activité.
Nous allons ensuite travailler pour trouver une idée juste. Celà peut prendre un temps fou. Il m’est arrivé en agence de faire plus de 300 propositions à un client et de passer plus d’une semaine à plusieurs pour trouver un logo abouti.

Un logo a besoin d’être simple, lisible en petit et en noir blanc.
L’illustration (si elle est nécessaire) doit être en rapport avec votre nom de marque et votre activité.
C’est un exercice plus difficile qu’il n’y parait.
Voici quelques exemples de très beaux logos : supers logos

votre image est primordiale pour vos clients

devenez crédible
Là encore, une bonne raison de confier son image à un professionnel.
Si vous souhaitez être pris au sérieux par vos clients et par tout le monde d’ailleurs, votre image de marque a besoin d’être soignée et de qualité.
Si votre identité est faites à la va-vite par vos soins en 1h, pensez-vous véhiculer sérieusement l’image d’une entreprise de qualité et soignée ?
Votre logo est la première chose qui reflète votre entreprise.
Il sera partout, sur tous vos supports : devis, facture, carte de visite, camion etc.
Le confier à un professionnel sera un gage de qualité.

Vous pourrez ré-exploitez vos fichiers

Le problème lorsque l’on fait son logo soit même et que l’on n’a aucune idée des contraintes d’impression, d’images etc.
on se retrouve souvent avec un logo inexploitable pour les imprimeurs.
Pas vectorisé, en rvb, en 72 dpi… Aïe !
Un graphiste vous fournira votre logo en vecteur, en CMJN, RVB, niveau de gris et Noir et blanc.
Vous pourrez ainsi le ré-utiliser sur tous vos supports de communication :
print ou web sans problème.

Un graphiste n’est pas forcément cher

qualite-discount
Je vous vois déjà crier : « ah mais si !  »
Non un graphiste n’est pas forcément cher !
Dites vous que votre garagiste prend 55€ de l’heure.
Et que votre graphiste, s’il est bon, investira de son temps pour vous concevoir un visuel de qualité.
Personnellement, je peux vous faire un logo à 100€, mais il faudra vous dire que je passerai moins de 2h dessus, et qu’il ne sera donc pas aussi réfléchi qu’un logo à 250€ pour lequel j’aurais travaillé près de 5h.

Vous n’êtes pas convaincu ? Prenons un nouvel exemple :
Vous allez chez un concessionnaire automobile :
Si vous lui dites : « je veux une voiture pas chere. »
Il vous orientera certainement vers un modèle de type Clio.
Alors que si vous lui dites : « je veux une voiture de qualité. »
Il vous orientera sans doute vers un modèle de type audi ou BM ou autres.
Au même titre qu’une voiture n’est pas une voiture,
un logo n’est pas un logo
.
Nous pouvons vous offrir nos services à des échelles différentes selon votre budget et vos envies.
Soyez conscient tout de même, que la qualité, ça se paye.

5 bonnes raisons de confier son image à un professionnel

Voilà, je vous ai donné quelques bonnes raisons de confier votre image à un professionnel.
J’espère que vous comprendrez mieux l’intérêt de le faire et que celà vous donnera envie de faire appel aux services de « vrais » graphistes.
bonne chance pour vos activités.

Marques : intégrez les réseaux sociaux à votre stratégie

Les réseaux sociaux sont venus bouleverser nos modèles de communication. Aujourd’hui dans une société où l’échange et l’ultra-individualisme priment, nous ne pouvons plus communiquer avec nos clients comme il y a 5 ans.
je vais tenter de mieux vous faire comprendre les enjeux de l’implication des réseaux sociaux dans votre stratégie de communication.

generation z

1 – pensez a la génération z

Non non, je ne parle pas de Zoro, Zebulon ou Zorg, mais bien de cette génération née dans les années 2000, nourrie aux biberons de réseaux sociaux et de télé-réalité.
La génération Z a aujourd’hui 15-20 ans et, est notre public de demain, voir d’aujourd’hui.
Ces ado, extrêmement individualistes, cherchent en permanence du contenu, afin de briller sur la toile, auprès du public qui les suit. Ces acteurs agissent comme une marque à part entière, et font leur personnal branding quotidiennement auprès de leur communauté.

Afin de ne pas être du mauvais côté de la fracture numérique générationnelle, il est primordial d’axer sa communication en fonction de ce principe. Si les grandes marques l’ont déjà compris, vous petites PME, faites évoluer votre façon de communiquer.

2 – penseZ Emetteur / Récepteur : c’est terminé !

Si votre stratégie de communication est  encore basée sur ce principe,  faites-la évoluer.
En effet, cette communication à sens unique consiste à délivrer un message à destination de votre cible. Cible que vous avez pris soin d’analyser, de connaître et de classer.
Dans l’idéal, votre message sera perçu par elle, et déclenchera l’action que vous souhaitez.

Aujourd’hui avec les réseaux sociaux et les révolutions technologiques, votre cible n’est plus juste une catégorie de personnes bien définie, mais le monde entier.
Et votre public n’est plus simple récepteur mais devient acteur.
On les appelle les consomm’acteurs.

converser

 

3 – Conversez ou mourrez !

Votre cible souhaite avoir un véritable échange avec vous.
En effet, votre client est  à la fois le décideur, l’influenceur, l’acteur, le promoteur de vos produits.
Notre monde se porte vers une communication conversationnelle, exigeant la transparence et l’honnêteté de votre part.

idee de votre cible4 – Votre cible a des choses à dire !

Les entreprises d’aujourd’hui devraient profiter des réseaux sociaux pour construire des plateformes collaboratives à destination des clients, fournisseurs ou partenaires.
L’idée est d’intégrer votre public à votre business model.
Un crowdsourcing efficace permet de mieux comprendre les attentes de votre cible et de valoriser ses idées.
La plupart de vos consommateurs sont créatifs et peuvent vous apporter les critiques et suggestions nécessaires à la bonne évolution de vos produits.

Les médias sociaux ont fait évoluer les comportements et les marques sont aujourd’hui contraintes d’engager le dialogue avec leur cible. Ce sont les consommateurs qui sont décideurs, et qui font évoluer l’économie. C’est eux qui sont définissent votre e-reputation. Et c’est à double tranchant.

5 – Gérez votre e-reputation

On parle souvent d’e-reputation pour ses aspects négatifs, mais cette dernière peut véritablement offrir une valeur ajoutée à votre entreprise, si elle est bien pensée.
Créez -vous une identité numérique positive, basée sur la communication et l’échange.
Votre image sur les réseaux sociaux est au moins aussi importante que celle que vous publiez dans la presse ou sur tout autre support média. Si vous la soignez aussi bien que les autres, et non pas comme une option sur votre site,  elle devrait vous apporter des retours positifs.

bureau community manager

6 – Ne négligez pas votre community manager

Il est encore courant de confier son community management et ses actions sur les réseaux sociaux à un petit stagiaire sympa, ou au jeune diplômé qui souhaiterait faire ses armes.
On le choisit en général pour son jeune âge, et sa maîtrise parfaite des réseaux sociaux (Bref ! un  Z). Or, l’image que vous véhiculer sur les réseaux sociaux, se doit d’être parfaitement étudiée, et adaptée à votre culture d’entreprise.
Votre petit jeune, aussi volontaire qu’il soit, aura besoin de s’empreigner de l’univers de la marque pour pouvoir communiquer stratégiquement dessus. Il faut l’aider !
Au même titre que sur tous les autres supports, la communication sur ces médias doit être stratégique et réfléchie.

CONCLUSION

Osez changer vos plans de communication. Bouleversez votre vision des choses et entrez dans l’ère du digital. Il y a encore aujourd’hui beaucoup trop d’entreprises qui négligent les réseaux sociaux. Soit en n’y étant pas présentes, soit en communiquant mal avec son public. Votre stratégie de communication doit être basée sur un principe participatif et multi-communautaires. Vos consommateurs sont les acteurs de votre communication, faites les participer.

6 clés pour une navigation ergonomique

En tant que designer graphique, je ne cesse de le répéter, la navigation est un élément clé. En effet, si le contenu est primordial, la navigation l’est tout autant car elle facilite, optimise et enrichit l’expérience de l’utilisateur.
Il faut donc que votre navigation soit réfléchie et ciblée en fonction de vos visiteurs et de ce qu’ils souhaitent voir sur votre site.

Voici donc 6 clés pour une navigation ergonomique :

Pensez Facilité

facilite

Une navigation claire et aérée met en avant le contenu.
L’utilisateur restera davantage sur un site bien structuré, avec des titres, des sous-titres, un menu ou encore des mises en valeurs de produits.
Ce sont des éléments qui paraissent logiques, mais parfois nous sommes confrontés à des clients qui négligent l’aspect visuel.
N’hésitez pas à argumenter votre choix de mise en page.
Les titres sont là pour que le visiteur s’y retrouve, le menu facilite la navigation de page en page et hiérarchise les informations.
Chaque élément de votre mise en page doit pouvoir se justifier.
Nous devons faire simple.

Pensez Utilisabilité

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L’arborescence et la structure du site sont primordiales.
En effet, pour un site e-commerce, le but sera de facilité l’achat et de le déclencher. De ce fait, le panier sera visible et placé de manière stratégique (près du produit désiré).
D’une manière générale, le nombre de clics sur un site, doit être limité.
On a tous en tête des sites «mal fichus», ou trop complexes, dans lesquels on se sent noyer dans l’information et où l’on ne s’y retrouve pas.
Une nouvelle fois, l’arborescence d’un site est primordiale. Elle permet à l’utilisateur de s’y retrouver. 
Il doit pouvoir naviguer de pages en pages sans se sentir perdu et être obligé de retourner à l’accueil.
Elle doit être réfléchie et stratégique. Conçue pour faciliter la navigation. 
Pour ce faire, le meilleur moyen est de cibler l’utilisateur.

Pensez Cible

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Je me suis déjà retrouvée avec des clients qui voulaient créer un site e-commerce, mais qui tenaient à mettre en page d’accueil la présentation de leur société.
Or sur ce type de site, le client cherche à acheter un produit. Il faut donc mettre en avant les informations sur les produits (descriptions, choix de formes ou de couleurs, filtres etc.), et faciliter l’action d’achat (visibilité du panier, liste d’envies, suggestion de produits etc.). Le site Amazon est une bonne référence dans le domaine.
En revanche sur un site vitrine, on pourra mettre en avant les atouts de la société, son historique ou sa géo-localisation. Tout est une question de cible.
L’important est de bien la définir et concevoir sa navigation en fonction.

Pensez esthétique

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Comme dans tous les domaines, le beau est vendeur.
Couleurs, formes, choix typographiques : tout doit être crée pour véhiculer une ambiance qui touchera votre cible.
Si c’est une cible sérieuse et professionnelle, faites en sorte que votre site le soit aussi. Attention Un bon design n’est pas forcément beau.

Pensez émotion

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Plus le visiteur se sentira bien sur votre site, plus il restera.
Slideshow, transitions CSS, effet de parallaxe, sticky menu etc. Aujourd’hui nous avons un panel de choix pour rendre une navigation agréable et enrichie. Le tout est de choisir ce qui convient dans tel ou tel cas.
Nous sommes dans l’ère du mouvement. Jouez donc avec ces enrichissements.
Ils ne sont pas superflues ! Ils agrémentent la navigation et offrent à l’utilisateur une expérience agréable.
Privilégiez le visuel au texte lorsque c’est possible.
Ajoutez des vidéos, et des interactions.
Plutôt que des mots, placez des pictos : plus clairs et plus agréables visuellement.
Ne négligez pas la police, elle doit être design et lisible. Google Font offre un large choix de typographies.
Un site internet, c’est du contenu, mais c’est aussi une expérience : couleurs, formes, réaction à l’approche de la souris ou au clic, sons, tout est bon pour convaincre le visiteur que votre site est AWESOME !

Le responsive n’est pas une option

responsive design

J’ai encore des clients qui pensent que le responsive est une option et qui ne se préoccupent pas de savoir si leur site est parfaitement lisible sur tablette ou smartphone. C’est une grosse erreur !
Aujourd’hui les supports mobiles sont démocratisés, et rien de pire que de devoir zoomer sur un texte ou un bouton pour pouvoir l’atteindre sur mobile.
La navigation sur tablette et smartphone, est très différente de celle d’un ordinateur. Il faut pouvoir l’expliquer à son client.
Le mobile s’utilise principalement lorsque l’on est à l’extérieur, c’est un support de petite taille. Les icônes et visuels seront donc à privilégier.
Nous utiliserons plus facilement la tablette, chez nous, confortablement installés dans notre canapé, tout en regardant la télé. La navigation sur ces écrans est particulièrement agréable, puisqu’elle permet de mixer les possibilités qu’ont les smartphones et ordinateurs.
Enfin, ce sont des supports que l’on touche, c’est sensuel. Ils offrent une certaine proximité avec l’utilisateur. Et il faut savoir l’exploiter.
(en savoir plus : je conseille le livre Mobile First de Luke Wroblewski et dans la même collection – A book apart – Responsive Web Design d’Etant Marcotte)

pour conclure

La navigation est subjective.
Arborescence, formes, couleurs, mouvements, pictogrammes, sans le savoir, nos visiteurs réagissent en fonction des sensations qu’ils ont en naviguant.
Si l’expérience est agréable, le visiteur passera du temps sur nos pages. Si le panier ou la liste d’envies est placée stratégiquement, l’achat sera facilité.
Si la navigation et claire et structurée, le visiteur trouvera facilement ce qu’il cherche, et sera d’autant plus satisfait.
Vous l’aurez compris, la navigation est l’un des éléments clés qui rendra votre site efficace.

En savoir plus : design emotionel.

sophie r.

Le web m’a tuer !

Le web m’a tuer !

Quel titre accrocheur n’est ce pas ?!
Surtout lorsque l’on sait que je suis webdesigner !!
Et pourtant, voilà désormais plus de 7 ans que je pratique le métier de Graphiste / Webdesigner et jamais je n’ai ressenti autant le besoin d’évoluer.

Le métier de graphiste est mort

Si on m’avait dit il y a 10 ans lorsque j’ai entamé mon BTS Communication Visuelle, que l’évolution technologique serait telle que l’on n’aurait plus besoin de graphistes, je ne suis pas sure que je l’aurai cru.
Et pourtant, en une dizaine d’années le graphiste, s’il a voulu survivre, a été forcé d’évoluer.

Lorsque j’ai commencé, les webdesigners utilisaient Flash et Dreamweaver… Et les graphistes Quarck Xpress ! (et je n’ai QUE 29 ans !) Il y a environ 5 ans, avec la démocratisation des smartphones puis l’arrivée des tablettes, le vent a tourner.

En 2011 nous, les graphistes print avons alors commencé à nous former au Digital Publishing, au HTML ou encore au CSS. Mais pas sur que celà suffise…
Alors que les demandes papier se sont faites de plus en plus rares, les demandes web se sont multipliées. Le graphiste d’il y a 10 ans n’existe plus.

Tout le monde est webdesigner

Vrai et faux.
Il est vrai que tout le monde peut apprendre les langages du web.

On trouve partout sur la toile, des cours gratuits, des tuto, des vidéos pour apprendre, il est donc facile avec un peu de travail, de se prétendre développeur ou webdesigner.

Il y a toutefois une chose que l’on ne retrouve pas chez tout le monde : c’est la créativité.
Etre créatif ça s’apprend aussi, mais si l’on n’est pas curieux et si l’on ne fait pas de veille sur ce qu’il se fait en ce moment, il est beaucoup moins évident de réaliser des projets intéressants.
Ce métier doit avant tout être une passion, car c’est un métier réellement prenant.

De la nécessité de se former continuellement

Aujourd’hui, si l’on veut rester dans le milieu du web et de la création graphique, il faut perpétuellement se remettre en question, et se former aux nouveautés.
Je dirais, minimum une fois par an.
Les technologies numériques évoluent tellement vite que les métiers eux mêmes, sont en perpétuelle mutation.

Actuellement à la recherche d’un emploi, j’ai l’occasion de regarder les annonces des recruteurs, et je n’avais jamais vu autant de disparités dans les demandes de compétences :
Tantôt on demandera à un webdesigner de connaitre le php, ajax, mysql, joomla ou encore magento. Tantôt on lui demandera de réaliser des campagnes de Google Adwords, de gérer le SEO ou le Google Analytics.
Tantôt encore, le webdesigner fera juste un travail d’éxécutant.
Les recruteurs eux mêmes ne savent plus quels termes utiliser pour nommer notre métier.
C’est un problème car il est toujours bon d’avoir une spécialité. Savoir tout faire, mais de façon moyenne ou médiocre, n’est pas une finalité souhaitable.
Avoir comme spécialité le CSS3 ou le jQuery est déjà beaucoup plus intéressant, à condition d’exceller dans ce domaine.

Une chose est certaine, le webdesigner est un mouton à 5 pattes, même s’il a une spécialité définie, ses compétences doivent être larges.

Oui mais c’est génial !

Aujourd’hui je vais devoir me former.
Malgré mes 7 ans d’expérience, et mes diverses formations pour rester à jour. ( Digital Publishing, HTML5, CSS3, JQuery, SEO, Edge Animate, Muse etc.) Je compte sur openclassroom pour me mettre rapidement à jours, afin de pouvoir postuler à des postes intéressants.
Je ne dis pas que c’est facile, mais peu de métiers sont aussi passionnants que ceux du web, alors je pense que ça vaut le coup ! pas vous ?

 

www.sophierohart.fr

Je suis une femme du numérique !

C’est quoi une femme du numérique ?

J’ai découvert cette semaine sur Twitter, qu’il existait une commission Femmes Numériques.
Cette commission a été créée en 2011 par Synthec Numérique, elle permet de « motiver les jeunes filles et les femmes pour les convaincre du formidable potentiel que représente le numérique. »
En effet, le secteur du numérique et des nouvelles technologies est encore trop souvent masculin. Pourtant, les femmes sont en mesure d’apporter leur savoir-faire et leur créativité dans ce secteur, aujourd’hui très porteur.

ipad

Je suis une femme du numérique

C’est assez valorisant de se dire que je fais partie de ces femmes, engagées dans un secteur plutôt masculin.
Je suis jeune, dynamique et créative, et mon métier de webdesigner me rend fière.
J’adore mon métier, qui est avant tout une passion.
Je travaille chaque jour pour rester à la pointe des techniques numériques, qui sont en perpétuelles évolutions, et je fais de ce métier un challenge.

C’est difficile ?

Ne nous voilons pas la face : Oui ! ça l’est.
Être une femme dans le monde du travail c’est partir avec un handicap.
Pour ma part, j’ai 29 ans, je suis mariée et j’ai 2 enfants (de 5 et 3 ans)… Aïe ! 2nd handicap !
Il est vrai que c’est un problème de société que l’on retrouve dans à peu près tous les secteurs. Mais lorsque l’on est dans un secteur majoritairement masculin, c’est pire !
Il faut savoir proposer des idées, travailler 2 fois plus, parfois argumenter davantage pour pouvoir valoriser son travail et paraitre « crédible ».

Lorsque j’ai eu mon 2eme enfant, j’ai choisi de prendre un 80% pour concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Alors, je vous vois déjà dire, bon elle est maman avant tout etc. C’est faux ! Lorsque j’ai entamé mon 80%, je me suis investie 2 fois plus dans mon travail.
Je travaillais au studio mais également chez moi, j’ai réalisé et proposé des prototypes de projets, j’étais en perpétuelle recherche d’innovation.
Au lieu de faire 6h/jour, j’en faisais 9 ou 10, mais c’était top ! parce que j’aime ça !
Je me suis formée également, j’étais déterminée à prouver ma motivation et mon intérêt pour mon domaine.
Et j’avoue que j’avais également le besoin qu’on me considère, non pas comme « celle qui a des bébés », mais bien comme celle « qui a des idées »….

Être une femme du numérique : Challenges et Enjeux

femme numerique

La passion

Je me suis déjà demandée s’il ne serait pas plus « facile » de changer de secteur pour me diriger vers un emploi plus… féminin.
Alors oui, la réponse est clairement oui ce serait beaucoup plus facile.
En revanche, je perdrais la passion que je mets aujourd’hui dans mon travail.
Lorsque l’on entame des études d’Arts Appliqués à l’âge de 15 ans et que l’on utilise  par la suite nos connaissances graphiques et notre créativité, dans un domaine précis, on ne peut pas rester sans passion. Ou alors, c’est que l’on n’est pas fait pour celà.
Aussi, je reste déterminée à imposer ma place dans ce secteur.

Le rôle d’ambassadrice

Si je devais changer de métier, j’aurais l’impression d’avoir échouée dans mon rôle de femme.
Je souhaite en effet, donner à ma fille le modèle d’une femme entreprenante et « numérique ».
J’aimerais qu’elle évite les stéréotypes et qu’elle puisse choisir son domaine, comme j’ai eu l’opportunité de le faire.
Etre une femme du numérique c’est jouer le rôle d’ambassadrice de la femme et de ses capacités professionnelles.

Merci à Syntec Numérique pour l’initiative

Je remercie  Synthec Numérique pour l’initiative et vous invite à visiter le site de la commision.
Espérant que dans les années à venir, nous serons plus nombreuses dans notre secteur, j’invite toutes les femmes du numérique à revendiquer leur savoir-faire.

travailler en agence ou chez l’annonceur, quelles différences ?

Du haut de mes 29 ans, j’ai acquis quelques années d’expérience (7 exactement) et j’ai eu l’occasion de travailler en agence ou chez l’annonceur. Mais l’un ou l’autre quelles différences ?

Rentabilité contre créativité

Je me souviens encore lorsque j’ai débuté mon second emploi : J’étais infographiste en mairie.
C’était un hôtel de ville doté d’un service communication.
Nous réalisions des affiches et flyers pour les associations de la ville, ainsi que la communication de la bibliothèque et du centre culturel.
Le service était équipé d’une imprimerie, ce qui permettait d’avoir une démarche complète de production : de la conception à la réalisation jusqu’au résultat :  l’impression.
Malheureusement, les machines étaient capricieuses et obsolètes ce qui rendaient notre travail moins sympa. En effet, afin de réduire les coûts et de faciliter le travail des imprimeurs, nous avions pour consigne de ne travailler qu’en une ou 2 couleurs plutôt qu’en quadri… Aussi, notre directeur de communication, souhaitait que nous fassions « vite » dans l’elaboration des documents: 1 heures par affiches ou flyers…
La rentabilité avant tout…
Cette façon de faire, j’ai pu la retrouver chez d’autres annonceurs, j’en ai donc déduit que la rentabilité était plus importante à leurs yeux que la créativité.
Chez l’annonceur, le patron va avant tout voir, non pas notre savoir-faire et notre créativité (même si bien sur, ce sont des critères importants), ce qui primera pour lui, sera avant tout votre rapidité dans le travail et donc votre rentabilité. Et c’est bien normal, car chez l’annonceur, le client c’est votre propre entreprise, et le temps c’est de l’argent. Le client c’est votre patron.  Il s’intéressera davantage au résultat plutôt qu’à la démarche.
Pour ma part, ayant d’abord travaillé chez l’annonceur (3 ans et demi) avant d’entrer en agence, j’avais appris durant mes premières années, à réduire ma démarche créative, et à être rapide et efficace…Mais même si le résultat était convenable et que mes employeurs étaient contents du résultat, je savais que j’étais capable de mieux et c’était assez frustrant.

Lorsque j’ai débuté en agence, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation pour remettre sur pied ma démarche créative.
J’ai ré-appris à préparer mon travail en amont.Je pouvais prendre le temps de faire plusieurs propositions, me poser les bonnes questions : Pour qui le document est destiné ? quel message doit-il faire passer ? dans quel but ? quel outil utiliser ?  etc.Je me mettais à la place du client, j’essayais de raisonner comme lui, de définir un cahier des charges, afin de déterminer ses besoins.
Ainsi, une fois cette démarche faite, je pouvais passer à la conception d’un travail réfléchi et pouvait facilement le défendre face à nos clients exigeants.
Le résultat convenait à nos clients, mais nous passions 1 journée ou 2 sur un flyers contre 1h chez l’annonceur.

Le materiel fourni…

Une seconde différence m’a frappé entre le travail chez l’annonceur et celui en agence : le materiel fourni.
Les problèmes de budget photo, d’achat de typo, de mise à jour de logiciel, de formation sur certains plug-in, etc. Toutes ces choses qui nous facilitent la vie à nous graphistes, et qui améliorent considérablement la qualité de notre travail…. Tout cela semblait indéfendable chez les 3 annonceurs que j’ai pu connaitre… Pour eux, tout cela était de l’argent et du temps perdu.
Je travaillais donc sur des macs déjà dépassés pour la plupart, avec des logiciels datant de quelques années, non mis à jour voir carrément piratés ! Pas de photos en stock, et les typo de base, voir une Helvetica dans le meilleur des cas…
Pas facile de faire quelque chose de très sympa dans ces conditions… Et puis surtout, on perd un peu la notion de plaisir que l’on a au départ lorsqu’on est graphiste….

Lorsque je suis entrée dans le studio de création : quel bonheur !!!
Des imacs boostés, des typographies, des logiciels à jours (non piratés !! ) des formations tous les ans pour mettre à jour nos connaissances techniques, une banque d’image régulièrement mise à jour…
Bref ! tous les outils à dispo. pour faire du bon travail !
Une richesse à exploiter au service de notre créativité. Je sais aujourd’hui que le matériel fourni doit faire  parti des exigences à avoir lorsque l’on est créatif.

Les patrons…

La 3eme différence fut les patrons.
Si le premier est en général très conventionnel (le patron type quoi), le second étant créatif, est plus original.
Bien que sympathiques, les patrons que j’ai connu chez les annonceurs, étaient plutôt rigides, la cinquantaine, un peu dépassé par les technologies et trop ancrés dans leur travail de patron pour s’ouvrir vers l’extérieur et l’innovation.
Heureusement, tous les patrons des entreprises « normales » ne sont pas comme ça, et j’espère que la multiplication des starts-up et de leurs innovations inversera la tendance.
Dans mon studio de création, j’ai connu un patron atypique : un geek, passionné par les jeux vidéos et la musique, à l’affut des innovations et des nouvelles technologies, passionné encore, par l’aspect créatif de son métier.
Et j’avoue que c’était très motivant de travailler pour quelqu’un comme ça, qui nous communique sa passion.
Si certains patrons me lisent demain, j’aimerais leur dire de tenter de communiquer leur passion à leurs employés, et surtout de rester ouverts aux innovations, qui permettent une évolution permanente de nos métiers.

Conclusion

Je pense que vous aurez compris, à travers ce petit article, que même si mes premières expériences m’ont appris à faire mes armes, et m’ont permises de débuter dans le milieu, celle que j’ai préféré fut la dernière: le studio de création.
Malheureusement, par manque de rentabilité, le studio est aujourd’hui fermé…  Je sais donc, que même si pour un créatif cette façon de travailler est géniale, il faut garder en tête cette notion de rentabilité et de rapidité d’exécution, afin, idéalement, de réussir à concilier les 2 aspects : créativité et rentabilité.

Mes espoirs

J’ai peu de chance de retrouver un travail similaire à celui que j’ai connu en studio, mais ce n’est pas  forcément ce que je recherche. Depuis toutes ces années, j’ai appris beaucoup et j’aimerais évoluer vers un poste plus poussé que celui de « simple exécutant ». D’ailleurs, il y a bien longtemps que je ne suis plus simple exécutante.
En revanche, je sais que j’ai certains critères de choix pour la future entreprise que j’intégrerai : l’innovation doit faire partie de leurs ambitions, la créativité doit être une notion importante, la réflexion en amont ne doit pas être négligée, et la notion de rentabilité doit malgré tout être intégrée.
Mais peut-être demain, trouverai-je l’entreprise qui saura combler mes attentes ?