Le web m’a tuer !

Le web m’a tuer !

Quel titre accrocheur n’est ce pas ?!
Surtout lorsque l’on sait que je suis webdesigner !!
Et pourtant, voilà désormais plus de 7 ans que je pratique le métier de Graphiste / Webdesigner et jamais je n’ai ressenti autant le besoin d’évoluer.

Le métier de graphiste est mort

Si on m’avait dit il y a 10 ans lorsque j’ai entamé mon BTS Communication Visuelle, que l’évolution technologique serait telle que l’on n’aurait plus besoin de graphistes, je ne suis pas sure que je l’aurai cru.
Et pourtant, en une dizaine d’années le graphiste, s’il a voulu survivre, a été forcé d’évoluer.

Lorsque j’ai commencé, les webdesigners utilisaient Flash et Dreamweaver… Et les graphistes Quarck Xpress ! (et je n’ai QUE 29 ans !) Il y a environ 5 ans, avec la démocratisation des smartphones puis l’arrivée des tablettes, le vent a tourner.

En 2011 nous, les graphistes print avons alors commencé à nous former au Digital Publishing, au HTML ou encore au CSS. Mais pas sur que celà suffise…
Alors que les demandes papier se sont faites de plus en plus rares, les demandes web se sont multipliées. Le graphiste d’il y a 10 ans n’existe plus.

Tout le monde est webdesigner

Vrai et faux.
Il est vrai que tout le monde peut apprendre les langages du web.

On trouve partout sur la toile, des cours gratuits, des tuto, des vidéos pour apprendre, il est donc facile avec un peu de travail, de se prétendre développeur ou webdesigner.

Il y a toutefois une chose que l’on ne retrouve pas chez tout le monde : c’est la créativité.
Etre créatif ça s’apprend aussi, mais si l’on n’est pas curieux et si l’on ne fait pas de veille sur ce qu’il se fait en ce moment, il est beaucoup moins évident de réaliser des projets intéressants.
Ce métier doit avant tout être une passion, car c’est un métier réellement prenant.

De la nécessité de se former continuellement

Aujourd’hui, si l’on veut rester dans le milieu du web et de la création graphique, il faut perpétuellement se remettre en question, et se former aux nouveautés.
Je dirais, minimum une fois par an.
Les technologies numériques évoluent tellement vite que les métiers eux mêmes, sont en perpétuelle mutation.

Actuellement à la recherche d’un emploi, j’ai l’occasion de regarder les annonces des recruteurs, et je n’avais jamais vu autant de disparités dans les demandes de compétences :
Tantôt on demandera à un webdesigner de connaitre le php, ajax, mysql, joomla ou encore magento. Tantôt on lui demandera de réaliser des campagnes de Google Adwords, de gérer le SEO ou le Google Analytics.
Tantôt encore, le webdesigner fera juste un travail d’éxécutant.
Les recruteurs eux mêmes ne savent plus quels termes utiliser pour nommer notre métier.
C’est un problème car il est toujours bon d’avoir une spécialité. Savoir tout faire, mais de façon moyenne ou médiocre, n’est pas une finalité souhaitable.
Avoir comme spécialité le CSS3 ou le jQuery est déjà beaucoup plus intéressant, à condition d’exceller dans ce domaine.

Une chose est certaine, le webdesigner est un mouton à 5 pattes, même s’il a une spécialité définie, ses compétences doivent être larges.

Oui mais c’est génial !

Aujourd’hui je vais devoir me former.
Malgré mes 7 ans d’expérience, et mes diverses formations pour rester à jour. ( Digital Publishing, HTML5, CSS3, JQuery, SEO, Edge Animate, Muse etc.) Je compte sur openclassroom pour me mettre rapidement à jours, afin de pouvoir postuler à des postes intéressants.
Je ne dis pas que c’est facile, mais peu de métiers sont aussi passionnants que ceux du web, alors je pense que ça vaut le coup ! pas vous ?

 

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